C’est le B-a Ba de l’énergie solaire, puisque le soleil... chauffe ! Pour récupérer cette chaleur, on utilise des capteurs solaires qu’on installe dehors (sur son toit, une terrasse, une marquise,...). En traversant la surface vitrée du panneau solaire, les rayons de notre étoile réchauffent un circuit qui contient un fluide caloporteur (souvent à base d’eau et d’antigel). Ce dernier transmet sa chaleur à un « ballon » préférablement installé dans la maison d’où l’on soutire de l’eau chaude sanitaire (chauffe-eau solaire).
Autre possibilité : la chaleur du circuit primaire alimente le chauffage au sol type « basse température » d’une habitation.
Ces deux techniques peuvent alors représenter entre 40 et 60% des besoins annuels de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Enfin, contrairement à une idée tenace, le solaire thermique n’est pas seulement intéressant dans les pays chauds et ensoleillés ; il l’est aussi dans les pays plus froids (Allemagne, Suisse etc...) tout simplement parce que les besoins énergétiques dans les habitations y sont plus élevés. L’investissement est encore lourd : il faut plus de 10 ans pour le rentabiliser. Et votre investissement ne vous dispensera pas d’un système de chauffage classique (électrique, à gaz,...) les jours sans soleil. Mais il y a fort à parier que la hausse du prix des énergies fossiles diminuera d’autant la durée d’amortissement.
Dernier avantage et non des moindres : le solaire thermique a obligé des architectes à réfléchir à des constructions moins « énergivores » En effet, l’enveloppe d’un bâtiment peut aussi être considérée comme un capteur solaire ; la construction est donc orientée en tenant compte des vents dominants et des points cardinaux pour profiter des apports solaires gratuits (par des fenêtres ou des espaces tampons comme les vérandas ou les serres) Ces règles d’architecture « bioclimatique » associées à des matériaux et à une conception thermique à haute efficacité, permettent de diminuer fortement les besoins de chauffage et de climatisation. La démarche intéresse d’ailleurs les particuliers comme des organismes logeurs.
C’est le plan soleil mis en place par l’ADEME en 1999, notamment avec les primes CESI, qui a donné le coup d’envoi du solaire thermique. Le nombre de chauffe-eau installés en France est ainsi passé de quelques centaines en 2000 à 7 500 en 2004. Ces aides devraient cependant disparaître en 2005 au profit de la mise en place d’un crédit d’impôt en faveur du développement durable pour les dépenses d’équipements de l’habitation principale.
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