Date de mise en ligne : 26 mai 2006
Revoir le crédit d’impôt des petites éoliennes

Lorsque la loi ne convient pas, changer la loi… C’est le projet un peu fou dans lequel s’est lancé un groupe de travail convaincu par le bien-fondé des éoliennes mais frustrés de ne pas pouvoir participer à la réalisation d’un tel projet.
Pour le citadin en effet, tout est plus compliqué. Pas question d’implanter dans son potager une « petite » éolienne juchée sur un mât de 40 m. Dans une zone à forte densité de population, une telle installation serait évidemment dangereuse, inesthétique, bruyante et gênante pour les ondes radioélectriques… C’est donc à raison que les règlements administratifs limitent le développement de tels projets. L’idée récurrente selon laquelle on pourrait installer des microturbines sur des toits d’immeuble a pu faire penser qu’une alternative se dessinait. Mais force est de reconnaître aujourd’hui que cette technologie souffre encore de nombreux obstacles que seuls des années de recherche pourront lever.
C’est pourquoi l’idée à germer de modifier la portée du crédit d’impôts en faveur du développement durable. Cet outil fiscal qui permet de réduire de 50% le prix d’acquisition d’une éolienne par un particulier ne s’applique en effet que dans le cas d’une installation dans la résidence principale. Et comme nous l’avons déjà dit, cela laisse sur le bord du chemin bon nombre de citadins qui voudraient pourtant aussi contribuer à l’effort de diversification énergétique.
Pour pallier à cette faiblesse de la législation, un groupe de réflexion s’est donc formé avec pour objectif de proposer à Bercy une modification de la loi de sorte à permettre l’obtention du crédit d’impôts pour des projets portés par des particuliers dans une résidence secondaire ou à la campagne sur un terrain loué pour l’occasion. Ce pari un peu fou n’aboutira que s’il reçoit le soutien du plan grand nombre. C’est pourquoi nous avons décidé de nous faire l’écho de cette initiative qui nous a paru intéressante.
Si vous souhaitez apporter votre soutien à ce projet, n’hésitez pas à contacter M. Laurent Dolizy qui vous informera de la démarche à suivre.