Date de mise en ligne : 2 mai 2006
Nantes fait des vagues

Après avoir défrayé la chronique cette semaine avec l’annonce de l’installation de deux des plus grandes éoliennes du monde dans l’estuaire de la Loire, des Repower de 5MW de 160 m de haut qui devraient s’élever sur les communes de Saint-Viaud et Frossay à partir de 2008, Nantes entend continuer de surfer sur la vague des énergies renouvelables avec un projet de récupération de l’énergie de la houle testé à partir de mai au 1/12 dans le bassin à vagues de l’Ecole centrale avec le concours du CNRS.
Ce bassin qui est le plus grand de France permettra à un chercheur du laboratoire de mécanique des fluides de l’école, Alain Clément, de voir se concrétiser le fruit d’une recherche qu’il mène depuis 2002. Le principe, loin d’être révolutionnaire (il s’agit de jouer avec l’inertie d’une roue de 400 tonnes dans un flotteur de 25 mètres de long) devrait permettre d’alimenter en électricité une ville de 2000 habitants. Les prix de l’électricité produite par une telle installation est encore loin d’être compétitif mais des marchés dans des zones où le coût du transport de l’énergie représente une part importante du prix de l’électricité (par exemple de îles) ont d’ores et déjà été identifiés.
Les français semblent ainsi avoir décidé de combler une partie de leur retard sur les Britanniques qui exploitent déjà l’énergie des vagues aux Açores avec leur système PELAMIS.