Date de mise en ligne : 12 février 2005
CO2 : après le vol vient la facture !

Pour ceux d’entre vous qui ressentiraient quelques remords après un vol aérien, l’ONG Geres propose sur son site CO2solidaire.org de racheter sa contribution à l’effet de serre en s’acquittant d’un montant de 45 euros par tonne d’équivalent CO2 émise pendant le trajet. L’argent récolté sera ultérieurement utilisé dans des pays en voie de développement soit pour financer des projets de production d’énergies propres soit pour venir en aide aux populations défavorisées.
Ce projet inédit tombe à pic puisque le protocole de Kyoto qui débute le 16 Février prochain ne prévoit rien pour les émissions de gaz à effet de serre liés aux transports aérien et maritime internationaux. Comme le rappelait récemment l’Institut Français de l’environnement (IFEN), l’aviation commerciale a donné lieu en 2000 à « l’émission de près de 550 millions de tonnes de
CO2, soit 2,5% des émissions mondiales de CO2 induites par l’utilisation d’énergie fossile. Seul le transport domestique (40% de ces émissions, flux avec l’Outre-mer inclus) est concerné par le protocole de Kyoto. »
Dans ce contexte, un passager en avion émet 140 grammes de CO2 au kilomètre alors qu’en voiture un français émet en moyenne 100 g au kilomètre (en considérant 1,8 passager par véhicule en moyenne). Si on tient compte du fait qu’un avion émet d’autres gaz à effet de serre, ce sont au total 420 grammes d’équivalent CO2 qui sont émis par kilomètre et par passager lors d’un trajet aérien.
A titre d’exemple, l’IFEN a calculé qu’un vol Paris-New York correspond à l’émission d’une tonne de CO2 par passager. Les plus consciencieux d’entre eux penseront à verser 45 euros pour les pays en voie de développement. Un montant qui reste somme toute abordable.
Plus d'infos sur ce sujet : GERES.