Date de mise en ligne : 8 février 2005
PSA dépassé par le succès de son filtre à particules

PSA est en train de montrer qu’il existe une vraie demande économiquement viable pour des procédés écologiques.
Ainsi, le succès du filtre à particules (FPA) développé pour les véhicules diesel par la société ne se dément pas. La firme a d’ailleurs été obligée d’interrompre ses chaînes de production suite à une pénurie de certains des composants du précieux filtre fabriqués par des sous-traitants qui ont été surpris par le rythme élevé de vente de ces produits. De 18 800 véhicules équipés de filtres en 2000, la société est passée à 223 000 en 2002, 366 000 en 2004 et table sur une forte augmentation en 2005 avec notamment la mise en place d’une incitation fiscale outre-Rhin.
Le filtre équipe de nombreux modèles des marques Peugeot et Citroen (206, 307, 407, 607, 807, C4, C5, C8, et Picasso).
Moins émetteur de CO2 que son équivalent essence, le moteur diesel souffrait jusqu’à maintenant d’une mauvaise presse à cause des particules plus nocives pour la santé qu’il émettait. Le FPA qui arrête 98% de ces rejets place pourtant désormais ce mode de propulsion au premier rang des moteurs à combustion les plus propres. Très décrié il y a encore quelques années, le moteur diesel pourrait bien s’avérer la meilleure solution d’attente avant les développements technologiques nécessaires aux véhicules tout-électrique.