Date de mise en ligne : 18 janvier 2005
Une révolution solaire !

Si la nouvelle est avérée, elle pourrait remettre sérieusement en cause la politique de développement énergétique au niveau planétaire. Alors que de nombreux gouvernements s’échinent, avec plus ou moins de succès et de persévérance, pour lutter contre l’effet de serre, à développer des énergies alternatives sans compromettre leur croissance économique, des chercheurs du Département de Physique de l’Université Rand Afrikaans en Afrique du Sud ont annoncé avoir breveté un procédé de fabrication de panneaux solaires photovoltaïques (PV) dont le prix permet d’espérer un coût de production deux fois inférieur au coût actuel.
Le coût d’un panneau de 50W serait ainsi ramené d’environ 125 euros (on estime que le coût d’un module traditionnel est aujourd’hui compris entre 2.5 et 3 euros/W) à 64 euros pour une durée de vie estimée à 15-20 ans. Cerise sur le gâteau, les matériaux qui entrent dans la composition du panneau seraient entièrement recyclables.
La technologie utilisée est une technologie prometteuse vieille d’une vingtaine d’années qui propose de remplacer le silicium qui compose les panneaux actuels par du diselenure de cuivre-indium-gallium (DSCIG). Ce matériau réputé pour être 350 fois plus efficace que le silicium pour l’absorption de l’énergie solaire incidente n’avait pourtant pour l’instant pas tenu ses promesses.
Une usine d’assemblage pilote aurait déjà été construite sur le site de l’université.
Les deux freins à l’implantation massive de l’énergie solaire sont le coût de production et la nécessité d’un dispositif d’appoint en l’absence de soleil. Le premier obstacle pourrait avoir été levé aujourd’hui. Malgré les nombreux progrès réalisés en matière de stockage de l’énergie (piles à combustibles), de nombreux efforts restent à accomplir pour lever le second obstacle.