Date de mise en ligne : 28 septembre 2005
Date de dernière modification : 28 septembre 2005
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ITER ou le rêve de la fusion contrôlée
C’est maintenant une certitude : le projet de recherche ITER (qui veut dire « chemin » en latin) sera bien installé en France proche d’Aix-En-Provence sur le site de Cadarache. L’enjeu local était très important puisque pas moins de 10 milliards d’euros devraient être dépensés sur une trentaine d’années pour percer les secrets de la fusion nucléaire faisant ainsi du rêve de nombreux scientifiques une réalité. Certes, ce pactole ne sera pas entièrement investi sur le territoire français mais plusieurs milliards d’euros devraient quand même servir à financer les recherches à Cadarache créant quelques 4000 emplois directs et indirects. Surtout, la France se positionne à la pointe d’une technologie qui aura, si les recherches aboutissent, des retombées multiples et encore insoupçonnées.
Pourtant, tout le monde n’est pas convaincu par ce projet international mené par les 6 plus grandes puissances mondiales : UE (avec le Canada), Etats-Unis, Japon, Corée, Chine, Russie. Les promoteurs des énergies renouvelables s’en prennent régulièrement à ce projet qu’ils jugent incertain (les recherches ne devraient pas donner de résultats concrets avant 2050), très onéreux (avec 10 milliards d’euros, on pourrait implanter 10 000 éoliennes au bas mot) voire dangereux (les réacteurs eux-mêmes constitueront des déchets qu’il faudra traiter et stocker).
Pour mieux comprendre ce projet, un peu de physique s’impose : deux types de réactions nucléaires peuvent produire de l’énergie : la fission et la fusion.
Plus d'infos sur ce sujet : ITER.