Date de mise en ligne : 8 mars 2005
Date de dernière modification : 28 septembre 2005
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Géothermie : chaud dessous !
Notre bonne vieille Terre cache bien son jeu ; sous nos pieds, la température peut dépasser les 4000 degrés Celsius !!!
Notre bonne vieille Terre cache bien son jeu ; sous nos pieds, la température peut dépasser les 4000 degrés Celsius. Hélas, inutile de rêver à capturer cette énergie pour produire de l’électricité ou chauffer nos maisons ; elle est bien trop lointaine. Toutefois, il n’est pas nécessaire de creuser longtemps, puisque la température peut atteindre 30 degrés à moins 100 mètres, grâce à la radioactivité naturelle des roches de la croûte terrestre. De ce constat est née la géothermie (du grec géo, la Terre, et thermie, la chaleur)

On distingue la géothermie de moyenne et haute énergie de celle à basse énergie. La première exploite des gisements de chaleur supérieurs à 100 degrés Celsius et permet essentiellement la production d’électricité. La seconde permet des applications plus diversifiées : chauffage urbain ou agricole, utilisation industrielle ou thermalisme.
Par rapport à d’autres énergies renouvelables, la géothermie présente l’avantage de ne pas dépendre des conditions atmosphériques. C’est donc une énergie fiable et stable dans le temps. Cependant, il ne s’agit pas d’une énergie inépuisable ; un puits verra un jour son pouvoir calorifique diminuer.
Si la technologie des installations géothermiques est au point et que l’énergie qu’elles prélèvent est gratuite, le coût demeure très élevé. Les principales opérations entreprises en France ont concerné le chauffage de logements collectifs par réseaux de chaleur dans le bassin parisien et en Aquitaine. En assurant le chauffage de 20 000 logements, elles permettent une économie de 170 000 tep/an et évitent le rejet dans l’atmosphère de près de 70 000 t de CO2 par an.
Des recherches sur la géothermie roches chaudes sèches (HDR) ont également été menées à Soultz sous Forêts, en Alsace. La technique consiste à injecter de l’eau froide en profondeur dans des puits et à la pomper vers la surface par d’autres puits après que son transfert dans le sous-sol l’ait portée à haute température.