Date de mise en ligne : 2 février 2005
Date de dernière modification : 2 février 2005
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Énergie des vagues et de la marée
Capter l’énergie de la marée

- Système STINGRAY
- Engineering Business
C’est probablement la piste la plus avancée. Hormis un projet britannique dont le système ressemble à un bras qui oscille dans l’eau (le système Stingray de la société Engineering Business), les recherches actuelles se concentrent soit sur des projets similaires à celui de l’usine de la Rance (par exemple sur la Severn au Pays De Galles), soit sur les hydrauliennes, moulins à marée modernes. Leur principe de fonctionnement est très proche de celui des éoliennes mais :
elles sont posées au fond de la mer à une profondeur suffisante pour ne pas gêner les bateaux de pêche ou de plaisance (il en va autrement des supertankers...) ni altérer le paysage,
leurs pâles sont plus courtes (environ 15m de diamètre) et tournent plus lentement. Pourtant, comme la densité de l’eau est supérieure à celle de l’air, la puissance produite est équivalente.
Une bonne nouvelle est que, côté prix, les acteurs du marché affichent un coût du MW installé proche de celui des éoliennes (environ 1 million d’€ du MW). Autre gros avantage : à l’inverse du vent, les marées peuvent être prédites un an à l’avance et les machines les plus perfectionnées sont capables de se retourner pour profiter du flux et du reflux de la marée. Avec un facteur de capacité de 45% environ, elles fonctionnent aussi plus longtemps que les moulins à vent modernes qui dépassent rarement les 30% sauf dans leur version offshore où elles peuvent atteindre les 40%. Enfin, elles devraient engendrer moins d’opposition de la part des populations locales et nécessiter des coûts d’études d’impact inférieurs. Les problèmes liés à une exposition prolongées dans l’eau salée (corrosion) semblent avoir été surmontés.

- Système Hydrohélix
- Société Hydrohélix
Plusieurs acteurs essayent de s’emparer de ce marché très prometteur :
Deux sociétés anglaises (Marine Current Turbines, qui a reçu le soutien d’EDF Energy, dont nous donnons une photo du projet « Seaflow Project » en tête d’article et SMD Hydrovision dont le produit « TidEl » a la particularité d’être équipé de deux hélices tournant en sens contraire ce qui permet de stabiliser l’engin),
Et une société française qui fait figure d’outsider dans ce paysage très anglo-saxon, Hydrohelix Energies installée à Quimper en Bretagne (photo ci-joint), qui a reçu un soutien de l’ADEME. Selon ses dirigeants, les côtes françaises disposeraient d’un potentiel d’au moins 6 GW qui permettrait de couvrir environ 5% de la production électrique française actuelle.
Enfin d’autres projets sont en cours de développement en Hollande (projet « Wave rotor »), en Italie dans le détroit de Messine (Projet « Enermar »), en Norvège (projet « Hammerfest Strom »), au Canada (projet « Blue Energie »), et de nouveau au Royaume-Uni (Société « Tidal Hydraulic Generators Ltd »).