Date de mise en ligne : 28 janvier 2005
Date de dernière modification : 28 janvier 2005
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Les émissions humaines jouent-elles un rôle dans l’effet de serre ?
Et si l’impact de l’Homme était négligeable face aux effets de la Nature ? Les scientifiques ne se seraient-ils pas induits d’erreur ?

L’effet de serre est un phénomène physique naturel.
Le plus gros contributeur à l’effet de serre est ainsi la vapeur d’eau dont la présence dans l’atmosphère est peu imputable à l’Homme.
A l’inverse « l’ effet de serre anthropique » (aussi appelé parfois « effet de serre additionnel ») correspond aux émissions directement liées à l’activité humaine (anthropos : mot grec signifiant "homme").
On pense que l’effet de serre naturel est un jeu à somme presque nulle pour le CO2 voire légèrement « destructeur » de carbone. Ainsi, on estime que les puits de carbone ont un rôle (en l’état actuel du climat) plutôt légèrement absorbeur de CO2. Ce serait donc l’effet de serre anthropique qui serait entièrement responsable du réchauffement climatique.
Pourtant, il n’existe aucune preuve formelle de cette affirmation. Les échanges entre l’atmosphère et les puits de carbone sont tellement nombreux, variés et localisés à tellement d’endroits différents sur Terre qu’on ne peut que fournir des quantités estimées calculées sur la base de modèles plus ou moins validés.
La chose que l’on peut affirmer de manière certaine par contre, c’est que l’augmentation de la concentration du CO2 dans l’atmosphère n’a jamais été aussi rapide et que cette augmentation a vraiment commencé avec l’ère industrielle.
En effet, grâce aux carottages effectués au pôle Nord par les paléoclimatologues, on peut affirmer que la concentration en CO2 dans l’atmosphère a été presque stable pendant 400 000 ans avant le début de cette ère industrielle : elle était d’environ 250 ppm (parties par million) alors qu’elle vaut maintenant 350 ppm !!!
Encore plus convaincante est l’analyse isotopique du carbone présent dans l’atmosphère. C’est un peu compliqué mais pour faire simple, l’atome de carbone existe sous trois formes physiques différentes (on les appelle des isotopes) qui sont en quelque sorte sa carte d’identité. A partir de cette carte d’identité, on est capable de dire d’où provient le surplus de CO2 dans l’atmosphère. Or, après analyse, il apparaît clairement que l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère est presque entièrement imputable à la combustion d’énergies fossiles...
Enfin, l’augmentation de tous les autres gaz à effet de serre est très importante depuis le début de l’ère industrielle et il existe des gaz à effet de serre qui ne sont pas présents dans l’atmosphère naturellement, notamment les halocarbures et l’hexafluorure de soufre. Pour ces derniers, l’action de l’Homme est donc irréfutable.