Date de mise en ligne : 25 janvier 2005
Date de dernière modification : 24 janvier 2005
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Effet de serre : la contribution des transports
Saviez-vous que votre voiture rejette 16kg de CO2 tous les 100 kilomètres ? Et encore, si vous ne roulez pas en 4x4...
Autres moyens de transport
Pour le reste du transport routier, la situation n’est guère plus brillante : les poids lourds émettent 37 millions de tonnes et les véhicule utilitaires 19. Pour ces deux catégories, l’augmentation depuis 1990 est de 26.7%. Le ferroutage reste en France un intéressant sujet de discussion dans les salons parisiens...
Une fois n’est pas coutume, les deux roues ont une conduite exemplaire avec 0.77 millions de tonnes d’équivalent CO2 émis. Ce mode de transport, pour lequel le tout électrique commence à devenir crédible, pourrait être une alternative intéressante.
Pour en finir avec les émissions nationales, il faut encore ajouter les trains, les avions et les bateaux qui avec environ 7 millions de tonnes, chiffre stable depuis 1990, font preuve d’une relative sagesse.
Puis viennent les émissions que personne ne veut comptabiliser chez soi et que le protocole de Kyoto a tout simplement oubliées : les transports internationaux, bateaux et avions. Si l’on veut fixer une règle arbitraire de comptabilisation, et il faut bien en fixer une, on peut décider d’affecter à un pays toutes les émissions dues à des carburants achetés sur son territoire. Ainsi, on considèrera qu’un vol Paris-New York contribue aux émissions françaises si le plein de l’appareil a été fait en France,...
Avec cette méthode de calcul, on constate que les transports maritimes internationaux rejettent 7.7 millions de tonnes d’équivalent CO2 dans l’atmosphère (en légère baisse depuis 1990), alors que le transport aérien explose avec 14.2 millions de tonnes (soit +71% depuis 1990). Et c’est sans compter avec l’émission de vapeur d’eau et la formation de cirrus qui amplifient le pouvoir de réchauffement des seules émissions de CO2 des avions. En tenant compte de ces derniers éléments, on arrive à 26 millions de tonnes d’équivalent CO2 émis par les transports aériens internationaux. Un chiffre colossal qu’il faudra bien inclure dans Kyoto 2 si on veut un jour contenir les émissions de GES.