Date de mise en ligne : 19 janvier 2005
Date de dernière modification : 28 janvier 2005
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Les gaz à effet de serre (GES)
Ils sont six, ils portent la marmite terrestre à ébullition. Mais qui sont-ils exactement ?
Notons aussi que la vapeur d’eau, qui occupe 2 à 3% de l’atmosphère, est un puissant gaz à effet de serre. Mais la concentration de l’eau dans l’air ne dépend pas ou peu de l’activité humaine. Il ne faut pas oublier que les océans recouvrent environ les 2/3 de notre planète. L’impact des barrages, de l’irrigation,... reste donc complètement marginal. En outre, à la différence des autres gaz à effet de serre, la vapeur d’eau ne reste dans l’atmosphère qu’un temps très court (de l’ordre de une à deux semaines). Pour cette raison, ce gaz, quoique jouant un rôle très important dans le réchauffement climatique, n’est pas pris en compte par les traités internationaux.
Notons enfin l’ozone (O3) qui est à la fois un important gaz à effet de serre mais aussi un gaz indispensable à la vie :
l’ozone stratosphérique, c’est-à-dire celui situé dans la haute atmosphère, protège la vie sur Terre car il arrête les ultraviolets. C’est pour cette raison que les hommes ont mené et, espérons le, remporté la victoire sur le fameux trou dans la couche d’ozone.
l’ozone troposphérique, c’est-à-dire celui qui « flotte » en dessus des villes, joue un rôle de gaz à effet de serre et de polluant (crises d’astme plus fréquentes, irritation des muqueuses du nez, des sinus, des bronches,...). Il a en outre un rôle néfaste sur la photosynthèse et contribue donc à l’augmentation de CO2... Sa présence est dû à l’action des rayons ultraviolets du soleil sur des substances polluantes émises par les véhicules automobiles, le dioxyde d’azote (NO2) notamment. C’est pour cette raison que des pics de pollutions à l’ozone sont observés les jours de grandes chaleurs.
L’ozone troposphérique ne s’élève jamais jusqu’à la stratosphère où nous en aurions pourtant bien besoin (snif...). Il ne semble y avoir aucune communication entre l’ozone troposphérique et l’ozone stratosphérique. Pour cette raison, l’ozone ne fait pas non plus parti des gaz listés dans le protocole de Kyoto. Il n’empêche que les constructeurs automobiles ont des contraintes fortes d’en réduire la production.