Date de mise en ligne : 19 janvier 2005
Date de dernière modification : 28 janvier 2005
visites : 4683
popularité : 3%
Les gaz à effet de serre (GES)
Ils sont six, ils portent la marmite terrestre à ébullition. Mais qui sont-ils exactement ?

Six gaz ou catégories de gaz ont été identifiés comme ayant une contribution importante à l’effet de serre et font l’objet, dans le protocole de Kyoto, de réductions d’émission.
Le plus connu et celui qui concentre la majeure partie des efforts est évidemment le CO2 (dioxyde de carbone) dont l’augmentation de la concentration dans l’air provient essentiellement de la combustion des énergies fossiles et de la déforestation.
Les autres gaz à effet de serre concernés sont :
le méthane (CH4) qui provient principalement de l’élevage des ruminants, des décharges d’ordures ménagères, de la culture du riz, et des exploitations pétrolières et gazières ;
le protoxyde d’azote ou oxyde nitreux encore appelé gaz hilarant (N2O) dont l’origine est à chercher dans l’utilisation des engrais azotés et de certains procédés chimiques ;
les halocarbures (Hydrofluorocarbures HFC et perfluorocarbures PFC) : il s’agit des gaz propulseurs des aérosols et des gaz réfrigérants utilisés dans les systèmes de climatisation ou de production du froid. L’un d’entre eux, le tristement célèbre CFC est responsable de la destruction de l’ozone stratosphérique. Sa production, a d’ailleurs été interdite par le protocole de Montréal de 1987 ;
l’hexafluorure de soufre (SF6) que l’on trouve dans les transformateurs électriques mais aussi dans les doubles vitrages (cela fait partie des bizarreries de la lutte contre l’effet de serre : on utilise parfois des gaz à effet de serre pour éviter la production d’autres gaz à effet de serre...).
L’une des particularités des halocarbures et de l’hexafluorure de soufre, c’est que leur présence dans l’atmosphère est presque entièrement imputable à l’activité humaine...