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Date de mise en ligne : 27 mars 2006

Date de dernière modification : 2 avril 2006

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Electricité : que sont les certificats verts ?

Fatigué de consommer de l’électricité produite en batterie ? Optez pour le Certificat Vert qui est au courant ce que le « Label Rouge » est à la viande bovine...

On pourrait par analogie comparer les certificats verts aux Appellations d’Origine Contrôlée ou aux certifications qui prévalent dans le milieu agricole. S’il s’agit bien de récompenser une qualité dans la technique de production et d’en assurer la traçabilité du producteur jusqu’au consommateur final, le certificat vert trouve son domaine d’application dans le secteur des énergies et plus spécifiquement dans celui de l’électricité.

L’originalité du certificat vert, c’est qu’il peut être vendu au consommateur avec de l’électricité qui n’est pas verte du tout. Ainsi, un distributeur qui se fournit en achetant de l’électricité d’origine nucléaire peut très bien revendiquer dans ses prospectus commerciaux son attachement aux valeurs du développement durable simplement grâce aux certificats verts qu’il aura acquis sur le marché. La plupart des producteurs d’électricité verte ne se gênent d’ailleurs pas pour procéder ainsi. Cela peut paraître un peu surprenant au premier abord. Si on poussait la logique des certifications agricoles ci-dessus, c’est un peu comme si l’on vous vendait de la viande de bœuf élevé en batterie avec le « Label Rouge ».

Surprenant ne veut pas dire contraire au sens moral. Finalement, le Certificat Vert est un montage astucieux qui permet de décorréler moyen de production et image marketing. Le producteur peu respectueux de l’environnement se rachète une conduite en acquérant des certificats verts qui ont été émis pour leur part dans des installations plus écologiques et certifiées comme telles par un organisme indépendant. Par cet acte purement financier, le producteur pollueur contribue donc à financer des installations de production d’énergie renouvelable qui injecteront dans le réseau un courant propre qui sera lui commercialisé sans certificat vert... C’est un peu compliqué. Mais quand on y réfléchit, qui sait d’où provient le courant qui sort de la prise de la cuisinière ? Au final, c’est certainement un mélange très compliqué de la production de nombreuses usines diminué de toutes les pertes en ligne. Après tout, ce qui est important, c’est que les consommateurs qui le souhaitent peuvent acheter des Certificats Verts et que ces derniers soient utilisés pour financer des moyens de production propres.

En France, l’organisme qui est chargé de certifier qu’un producteur a bien fabriqué du courant « vert » est Observ’ER. Pour assurer une cohérence au niveau européen, une charte a été mise en place par RECs International (Renewable Energy Certificate System, http://www.recs.org), organisation privée mais soutenue par la Commission Européenne, à laquelle participent de nombreux acteurs du marché électrique européen.

Un certificat vert représente une production d’un MWh d’énergie propre.





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