|
|
|
 |
Actualités
|
 |
|
Lundi 21 Mai 2012 10:03 |
Source : Sciences Et Avenir Paru le 01/07/2002 Cliquez pour voir l'article d'origine Le vent est-il de taille contre l'atome?
L'éolien a le vent en poupe. La France, poussée par l'Union européenne, s'est engagée à faire passer la part des énergies renouvelables de 15 à 21% dans l'électricité. Pour les éoliennes, majoritairement concernées par l'effort, cela équivaudra à installer environ 12000MW, quand nous n'en avons qu'une centaine. "L'objectif, qui ne souffre aucune contestation, est réalisable, plaide André Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables. Nous réclamons juste une volonté politique forte, en région notamment, pour le réaliser. Nous avons besoin que disparaissent quelques difficultés administratives."Quoi qu'il en soit, ce ne sont pas ces quelque 30 TWh qui vont concurrencer les 400 d'origine nucléaire. "Le concurrent du nucléaire n'est pas l'éolien, mais le gaz", rappelle Bertrand Barré, de la Cogema. D'autant que si l'éolien devait remplacer tout le parc nucléaire, la surface couverte atteindrait quelque 17500km2, soit 3,5% du territoire. Or la pollution visuelle ou le bruit sont souvent opposés à l'installation de nouvelles éoliennes, comme sur le plateau du Larzac ou le cap Corse. "Les enquêtes d'opinion montrent que majoritairement la population est favorable à cette source d'énergie. Le pourcentage est même plus fort dans les régions déjà pourvues, comme l'Aude, rappelle cependant André Antolini. De plus, le retard français est une chance. La technique a fait de tels progrès que pour installer la même puissance il faut aujourd'hui cinq fois moins de machines qu'hier."Autre "handicap" de cette source d'énergie, sa production est intermittente: pas de vent, pas de courant. Il faut donc garder des centrales thermiques nucléaires ou autres, ainsi qu'un réseau d'approvisionnement national. Le Danemark est ainsi à la fois un leader dans l'utilisation de l'éolien et le plus grand producteur européen de GES par habitant! "Nous sommes pour une base nucléaire, à côté d'un programme d'énergie renouvelable qui serait la deuxième source d'électricité. Les centrales au charbon ou au gaz serviraient seulement d'appoint", explique André Antolini. Le débat ne porte donc plus sur la substitution d'une énergie à une autre mais sur un mélange de différentes énergies. Nous sommes loin des polémiques d'il y a trente ans.
Voir les autres informations :
|
|
 |
Infos par pays
|
 |
 |
Infos les plus lues
|
 |
|