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Lundi 21 Mai 2012 09:32 |
Source : Le Parisien Paru le 22/08/2002 Cliquez pour voir l'article d'origine Les éoliennes ont le vent en poupe à Champeaux
Le premier parc d'éoliennes en Ile-de-France pourrait voir le jour à l'horizon 2004 dans la petite commune de Champeaux (820 habitants), située à la sortie de Melun. Les études de faisabilité seront lancées à la rentrée avec le soutien du conseil régional et de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). Si le projet est retenu en l'état, le parc comportera six éoliennes. Elles assureront une production électrique de 8 à 9 mégawatts tous les ans, ce qui correspond à la consommation moyenne de 8 000 foyers soit 30 000 personnes. L'énergie produite sera vendue à Electricité de France qui la redistribuera. Lors de cette étude, la société spécialisée Sinerg installera un mât de 40 mètres de hauteur qui mesurera la force du vent. Le choix du site de Champeaux n'est pas fortuit. Le plan 2001 sur l'air réalisé par le conseil régional et l'Ademe a fait ressortir six sites les plus exposés au vent en Ile-de-France susceptibles d'accueillir des éoliennes: en Seine-et-Marne, dans les Yvelines et le Val d'Oise. Toutes les éoliennes ne pousseront pas partout. Aujourd'hui, c'est le site de Champeaux qui tient la corde suivi de Mantes-la-Jolie (78). Elles seront à plus de 1,2 kilomètre du village Pour convaincre les plus réticents, Yves Lagües-Baguet, le maire de Champeaux à l'origine du projet, n'est pas à cours d'arguments. "La raffinerie de pétrole actuellement en activité sur la commune ne sera pas éternelle. Il faut déjà penser à une autre source de revenus. Si cette ferme éolienne voit le jour, la collectivité percevra une taxe de 500 000 francs (76 225, 50 €) par an", assure Yves Lagües-Baguet. L'aspect écologique n'est pas oublié non plus. "L'avenir est dans les énergies renouvelables et non polluantes. Il n'y aura pas de gêne visuelle. Les éoliennes seront à plus de 1,2 km du village", poursuit le maire. La Région qui ne cache pas son intérêt pour le dossier vient d'accepter, avec l'Ademe, de financer l'étude de faisabilité. "Sur une période d'un an, elle permettra d'aborder toutes les contraintes de nuisance, de pollution et surtout de réalisation technique", explique-t-on au Conseil régional. Si l'étude s'avère concluante, l'enquête publique pourra alors débuter, suivies des acquisitions foncières et de la demande de permis de construire. Le projet entrera ensuite dans sa phase active avec la construction de la centrale sur une période de six mois.
Eric Médaille
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